J'ai quitté hier, pour la deuxième fois en trois ans, mon appartement du 121, rue Du dépôt de Sherbrooke. La première fois, je m'en souviens, j'avais un certain pincement au coeur : je quittais le premier appartement que j'avais habité seul, sans mes parents, et je retournais à St-Hubert vivre chez mes parents pour quatre mois.
Cette fois-ci, c'est différent : je quitte mon appartement, pour déménager dans un autre appartement plus "nice" (c'est difficile à croire, car mis à part le plancher de tuiles commerciales, et le ghetto de marde situé derrière chez nous, mon appartement de la rue Du dépôt était pas mal beau) et situé dans un secteur plus calme de la ville. En plus, je vais habiter avec des gens avec qui je m'entends vraiment bien, dont Jo, mon coloc actuel, et Roxanne, une petite rouquine agréablement particulière (dans le bon sens du terme Rox).
Après une nuit de 3h45 (vive les parties de la LCF disputées dans l'Ouest canadien), mon père et moi sommes partis vers Sherbrooke à 7h40 samedi matin. Nous avons pris possession du camion de déménagement à 9h et nous avons commencé à le remplir vers 9h45. À 11h45, mon appartement était vide et relativement propre (j'y reviendrai plus bas). À midi, nous étions dans le stationnement de mon nouveau logement. À 12h20, on commençait à vider le camion et à 13h40 nous avions déjà terminé. Avec un bon ménage (les gars qui habitaient là avant nous, le ménage, ils n'avaient pas l'air d'aimer ça) et du rangement, ça va être vraiment bien!
On inaugure le tout avec un déjeuner steak et vin vendredi matin, suivi par la suite d'une pendaison de crémaillère (si ça s'écrit ainsi) le vendredi de la première fin de semaine de septembre (je suis trop paresseux pour aller cliquer sur le calendrier dans le coin en bas à droite de mon écran d'ordinateur).
On n'est jamais mieux servi que par soi-même
Je prône ce dicton : on n'est jamais mieux servi que par soi-même. Je suis une personne qui aime les choses bien faites, surtout les choses qui me tiennent à coeur OÙ pour lesquelles je suis "noté". Ceux qui m'ont connu sur la galerie de presse des Alouettes, par exemple, savent à quel point j'aimais jadis (c'est cool comme sonorité) arriver très tôt, pour que les personnes sans initiatives ou sans volonté ne touchent à rien de sorte que tout soit fait dans l'ordre et comme il le faut.
Et bien la semaine dernière, nous avons reçu, Jo, Yvan (coloc de 53 ans) et moi, sur notre porte d'appartement, une liste des items à nettoyer avant de quitter. Si ces items n'étaient pas nettoyés, l'Estudiantine (la coopérative où j'habitais) se réservait le droit d'engager une équipe de ménagers et ménagères pour faire le ménage. Le coût d'embauche de cette équipe allait être déduit de nos parts sociales (il y a un 200$ qui me revient si tout est en ordre).
Jo et moi avons divisé les tâches : je lavais l'extérieur des choses (les comptoirs, les planchers, les meubles, etc.), la poubelle et le bac à recyclage, et il lavait l'intérieur des choses (le frigidaire, le micro-ondes et le four) et la salle de bain. Je lui faisais confiance.
Quand je suis arrivé samedi pour déménage, l'intérieur du frigo n'avait pas été lavé, de même que l'intérieur du four. Sans compter que le micro-onde avait à peine été frotté, et que tout ce qui avait été lavé dans la salle de bain, c'était le bain. Bref, on n'est jamais mieux servi que par soi-même.
Au moins, ma proprio m'a dit qu'elle avait déjà fait le tour, et qu'elle avait trouvé le tout très propre : j'ose donc à peine imaginer les appartements qu'elle ne trouve pas propres...
The last summer (of you and me)
Il y a 16 ans

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