Mes parents ont déménagé dans un nouveau quartier résidentiel en mai 2007, soit quelques mois après que j'aie entamé mon parcours universitaire à l'Université de Sherbrooke. Quand je suis revenu habiter chez eux de septembre à décembre 2007, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu'un restaurant Tim Horton's avait été construit à proximité dudit quartier. Depuis, mes amis et moi le fréquentons régulièrement, aux petites heures de la nuit, que ce soit pour consommer des timbits, des beignes, des biscuits, des cafés, des bagels ou des jus d'orange.
Qui dit fréquenter un Tim Horton's la nuit, dit fréquenter l'équipe de nuit du Tim Horton's et toute sorte de situations hors du commun, particulières et voire étranges...Bref, hier soir (en fait, il était pas loin de 1h15 du matin), mon amie Joanny et moi sommes allés prendre un café (pas si frais que ça) au Tim Horton's à côté de chez nous. Comme de fait, deux "événements" ont retenu mon attention.
Attriquée pour aller acheter...du lait?
Mise en situation. Le Tim Horton's est construit à même un "Dépanneur du coin" (du moins, je crois). Pour aller au Tim, il faut entrer par le dépanneur. Et la nuit, le commis du dépanneur et les employés du Tim passent beaucoup de temps ensemble, assis sur l'une des nombreuses tables vides disponibles.
Vers 1h30, une fille dans la vingtaine entre au dépanneur. Elle est habillée avec un manteau très court avec du poil sur le capuchon. Elle porte des jeans taille basse serrée et des bottes qui montent assez haut sur la jambe. Bref, elle est habillée comme une fille qui revient, ou qui s'en va, "clubber". Elle se dirige vers le comptoir de boissons énergisantes, et quelqu'un l'attend dans une voiture à l'extérieur : un genre de Honda modifié avec du boom boom.
La fille se dirige vers le comptoir et WTF : elle était venue acheter du lait! Joanny et moi on se disait "Ok, toi tu t'arranges pour aller clubber, mais ton fun, c'est d'aller dans un Dépanneur du coin acheter du lait...à 2h du matin..."
Grand parleur, petit faiseur
Mon premier emploi : emballeur dans un Métro situé à Brossard. L'une des premières personnes que je rencontre au Métro : le "dairy man", un employé à temps partiel se nommant Maxime Brunet. Première impression : un gars buzzé qui travaille parce qu'il a besoin de cash pour payer sa drogue et les réparations sur son char.
Quelques semaines plus tard, j'apprends qu'il étudie au Cégep afin de devenir technicien ingénieur (je ne suis pas encore certain d'avoir compris). Il m'explique qu'il a de grands projets et qu'il veut se trouver un emploi stable dans un domaine qu'il aime, mais que l'université ce n'est pas pour lui. Je le comprends : c'est vrai que l'université, ce n'est pas fait pour tout le monde. Les années passent, et je quittent le Métro deux ans après avoir commencé à travailler là-bas. J'avais alors 18 ans.
Je continues à parler avec quelques personnes du Métro et j'apprends que Maxime a quitté pour aller travailler chez un concurrent, mais qu'il est revenu au Métro après s'être pogné avec son patron chez ledit concurrent. Par la suite, plus vraiment de nouvelles de lui. Je le recroise un jour dans un autre Métro où il me dit qu'il a l'intention de tout laisser tomber, dont le Cégep, pour aller travailler chez FritoLay (une division de Pepsi Co). Je lui souhaite la meilleure des chances et je ne le revois jamais...jusqu'à hier!
Habillé comme un facteur, j'en ai déduis qu'il travaillait désormais de nuit pour Postes Canada. Dire que voilà maintenant 7 ans, ce gars là n'arrêtait pas de me dire à quel point il avait des projets et tout le tralala...Ah oui, j'oubliais! Il avait l'air buzzé et semblait avoir des problèmes avec son char....
The last summer (of you and me)
Il y a 16 ans

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire